Moncalvillo - 1475m

 

Le sommet de Moncalvillo se situe dans la province espagnole de La Rioja, au sud-ouest de Logrono.

Ce massif de moyenne montagne succède au pays basque et propose de nombreuses et belles ascensions pédestres et cyclos telles que la Cruz de la Demanda, ou encore les Lagunas de Neila.

En venant de France, l'arrivée dans ce massif fait traverser dans un premier temps une large plaine aux champs foisonnants et multicolores, véritable palette de teintes ocres, orangées et jaunes.

moncalvillo

C'est une transition surprenante entre les dernières collines du pays basque et le massif montagneux de Moncalvillo.

En effet, depuis la route du Puerto de la Herrera, on passe en un virage d'une route forestière à une route descendant dans un terrain broussailleux et rocailleux, en même temps que la vue se trouve soudainement dégagée alors qu'on domine un plateau multicolore avec, à l'horizon, les premiers contreforts du massif de Moncalvillo.

L'ascension proprement dite débute au niveau de l'ermitage de Santa Ana, sur la route LR444 reliant Navarrete à Entrena. Le sommet se situe un peu moins de 15 kilomètres plus loin, 950 mètres plus haut.

L'étude des pourcentages permet de s'aperçevoir que, si les 7 premiers kilomètres sont en faible pente - essentiellement en faux-plat montant - la moyenne des 7 derniers kilomètres dépasse les 9%, en faisant ainsi une ascension redoutée.

moncalvillo

La route est en bon état général, ce qui ne sera pas de trop pour franchir les nombreuses rampes entre 12 et 15% situées dans la seconde moitié du trajet.

Le départ nous mène dans un premier temps à Medrano. Dans cette région bucolique, la route quasi-plate encadre de nombreuses vignes qui seraient bien plus rafraichissantes s'il y avait directement les bouteilles au bord de la route !
On se croirait presque sur la route des vins de la Tour Madeloc, dans les Pyrénées Orientales.

Quelques kilomètres plus loin, Daroca de Rioja est le dernier village traversé avant le sommet. C'est aussi le dernier point où il sera possible de trouver de l'eau. A ne pas négliger, car les portions suivantes se font globalement sur un terrain très aride, et en plein soleil - il n'y a quasiment aucun endroit embragé.

A la sortie de Daroca, poursuivre la route en direction de Hornos de Moncalvillo. On distingue sur la gauche le pic de Serradero. Le sommet de Moncalvillo et ses antennes-relais sont juste à côté, mais masqués par les arbres et par le devers.

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Environ 500 mètres après Daroca, prendre une petite route sur la gauche. Viser la première route goudronnée, car il y a plusieurs routes partant sur la gauche depuis la sortie du virage, mais les premières sont toutes des pistes non bitumées.
De toute façon, on repère très vite à l'inclinaison de la route si l'on a prit ou non le bon embranchement !

On attaque en effet ici la seconde moitié de l'ascension, celle ou l'on mettra tout ou presque tout à gauche !

La difficulté principale est que la pente n'est pas linéraire. Il y a de fréquentes rupture de pentes avec différents paliers à 12, 13 et même 15%. Ces passages sont relativement brefs, mais fréquents et présents à chaque kilomètre.
L'une des sections les plus difficiles se situe aux environs du 12ème kilomètre. Après environ 100 mètres à 15% et un petit replat, il faut enchaîner avec presque 400 mètres à 14%. Encore un petit replat (à 9% !), puis de nouveau des pentes de 12 et 13%.

La pente s'enroule autour de la montagne, dévoilant au nord le même panorama constitué de plaines multicolores que celui que l'on aperçoit en descendant le Puerto de la Herrera.
La vue porte à plus de 15 kilomètres devant soi, jusqu'au premières pentes du pays basque !

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En regardant vers le haut, la route continue de monter, mais le sommet semble ne jamais arriver.

Heureusement que le revêtement est de bonne qualité. Ce n'est pas le type de revêtement constitué de gravillons fondus dans du goudron, comme dans la Higa de Monreal par exemple, où en cas de fortes chaleurs, les gravillons se décollent de la route et s'accrochent très vite partout sur les pneus du vélo, sensation éminament désagréable…

Bientôt pourtant, à la faveur d'un dernier virage à droite, la montagne est presque vaincue ! Plus qu'un petit virage sur la gauche, quasiment à plat, avant de faire face aux trois antennes-relais du sommet. Nous sommes arrivés à 1475 mètres d'altitude !

Au bout de cette partie droite et presque plane, la route tourne à droite, redescend sur une distance de 200 mètres, avant de remonter d'autant pour aboutir à une ultime antenne de télévision flanquée d'un bâtiment technique, le tout clotûré par des grilles surmontées de barbelés.

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A cet endroit, on distingue relativement bien les paysages à l'ouest, vers la plaine de Castroviejo.
De ce somment, la vue au sud et à l'est est malheureusement totalement occultée par les arbres, encore présents à cette altitude, mais pas suffisamment hauts pour offrir de l'ombre.

Cette ascension assez difficile dans sa seconde partie peut être tentée assez tôt en saison du fait de son altitude raisonnable. Il vaut mieux en effet éviter la période estivale tant la chaleur peut rendre le parcours délicat en l'absence quasi totale d'ombre et de fontaines.

Les parcours montagneux dans cette région de l'Espagne étant assez différents tant au niveau des paysages que des buts à atteindre (antenne-relais, col, lacs d'altitude), le sommet de Moncalvillo présente ainsi une agréable alternative qui se doit de figurer au programme de ceux qui aiment les parcours nécessitant un effort prolongé sur une distance assez importante.

copyright 2006 (texte écrit par Olivier D.).

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